Archive for février 2010

Xynthia, elle s’appelle Xynthia.

février 27, 2010

Son oeil déjà est fixé sur nous, depuis les côtes de la Galice.

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Le Rwanda, Père Ubu et la nation

février 25, 2010

« Au nom du peuple français, je m’incline devant les victimes du génocide des Tutsis ».

Pour cette seule phrase, je serai et resterai toujours satisfait que Sarkozy soit arrivé au pouvoir.
Tout comme je ne cesserai jamais de demander que les sombres âmes qui furent malencontreusement placées à la tête de notre pays à cette triste époque soient fusillés en place publique.
Non pas que je leur reproche leur attitude au moment des faits : ils se sont contentés d’être lâches, inconséquents et absurdes, ce en quoi ils ne faisaient après tout que prouver leur capacité d’adaptation à treize années de présidence mitterrandienne.

Non, ce que je leur reproche est bien leur attitude depuis la fin du génocide.
Seize années.
Seize années, et vous croyez que ces personnes auraient eu le minimum de politesse de présenter une quelconque excuse en leur nom propre. Niet. Nada. Balladur? C’est triste, mais c’est comme ça. Villepin? Je ne suis pas concerné. D’ailleurs, l’intérêt supérieur de l’Etat, tout ça. Védrine (le pire de tous)? En refaisant l’analyse de toutes les données de l’époque, très sincèrement, je ne vois pas en quoi j’aurais pu être responsable. D’ailleurs, vous attentez à ma dignité en osant ne serait-ce que le suggérer!
Et pourtant, ces gens-là n’ont certes ni préparé ni participé au génocide, mais ils ne l’ont pas empêché alors qu’ils l’auraient pu. Un simple petit coup de force sur Kigali, et tout s’arrêtait du jour au lendemain. Un simple soutien à Kagamé, et l’invasion du Rwanda par les troupes du FPR mettait rapidement fin au génocide.

Or, comme tout bon chefillon, nos illustres dirigeants refusant d’assumer la responsabilité de leurs actes en rejette la responsabilité sur les autres.
A commencer, bien sûr, par la cible favorite de notre appareil politico-militaire : Paul Kagamé.

Kagamé, vous comprenez, ne fait pas assez françafrique aux goûts de monsieur Péan et de nos services spéciaux. Pas assez de prébandes. Pas assez de folklore lors des visites, pas assez de youkoulélés, de gabonais souriant de toutes leurs dents tout en agitant des panneaux « vive la France », « vive le président Chirac ». Pas de gentilles filles des campagnes généreusement fournies pour rendre plus agréables les nuits des visiteurs occidentaux.
Non, rien de tout cela. Juste un dirigeant autoritaire, honnête et redoutablement intelligent, ayant pour seul tort de diriger un pays sans le considérer comme sa réserve de chasse.

Kagamé est donc très rapidement accusé par l’appareil politico-militaire d’avoir fomenté le fameux attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, attentat qui provoque immédiatement la prise de pouvoir des racistes extrémistes du Hutu Power. Kagamé menant depuis 1989 la rébellion du FPR face à Habyarimana aurait ainsi fait coup double : assassiner son ennemi de toujours et provoquer un génocide qui pousse le FPR à intervenir pour envahir le pays en toute légitimité.
Mais bon sang, me répondras-tu, cher lecteur, par quel secret des dieux Kagamé pouvait-il savoir que cette action entrainerait fatalement un génocide? Un génocide… quand même autre chose qu’une visite de Nadine Morano au Leclerc du coin.
Mais sacrebleu, poursuivras-tu sur ta lancée, pourquoi donc Kagamé aurait-il fait assassiner son rival alors même que celui-ci venait d’accepter des membres du FPR dans son gouvernement, et s’apprêtait justement à se détacher des extrémistes hutus que Kagamé combattait ?

Etrange, tout cela, à ce point étrange que des enquêtes indépendantes sont menées et aboutissent à la conclusion… que ce sont les propres « alliés » extrémistes d’Habyarimana qui auraient fomenté un coup d’Etat pour empêcher l’application des accords d’Arusha, coup d’Etat dont l’attentat contre l’avion du président était la première étape. Encore plus étrange : dans les heures qui suivent l’attentat, les principaux démocrates hutus sont exécutés, ainsi que les ministres acquis à la nouvelle politique d’Habyarimana. Enfin, en un seul jour, le nouveau président est investi, le nouveau gouvernement formé, les principales villes du pays bouclées et le génocide débute. Beau programme pour un pays dont le président (depuis plus de 20 ans…) vient de mourir « par surprise ».

Aussi, il faut faire preuve d’une malhonnêteté foncière, d’une sénilité politique grave (ou être rédacteur à wikipedia) pour prétendre que l’hypothèse FPR est encore dominante dans l’explication de cet attentat. Ainsi les défenseurs de la thèse FPR apparaissent-ils de plus en plus comme les derniers thuriféraires du géocentrisme au XVIIème siècle, échafaudant hypothèse sur hypothèse pour enfin trouver une explication aux boucles incompréhensibles formées par la planète Mars dans le ciel tout en évitant soigneusement de recourir aux instruments diaboliques que sont la lunette et le télescope afin de ne pas corrompre leur vue, avant que d’accuser, une fois leurs thèses anéanties, les tenants de l’héliocentrisme de n’être que les créatures du Malin.
D’autant plus que les tenants de la thèse FPR lui en ont parfois ajouté une autre, dramatiquement risible : celle du « double génocide ». Selon cette thèse, le premier génocide perpétré l’a été par le FPR contre les Hutus, le Hutu Power ne faisant que se défendre en perpétrant lui-même un génocide en retour. En gros, Churchill a commis un génocide en bombardant Dresde et les nazis n’ont fait que se défendre en exterminant les juifs. Pour résumer, quoi. Bien entendu, en légitimant le génocide des Tutsis mené par le Hutu Power, les tenants de cette thèse (dont Pierre Péan) se rendent non seulement coupable de connerie aggravée, mais aussi, et accessoirement, de négationnisme.

Mais l’appareil politico-militaire tenant de la thèse du double génocide a la vie dure. Et ça tombe bien pour lui, il trouve de nombreux alliés sur sa route, prêts à défendre ses thèses. Les premiers sont évidemment les dirigeants français impliqués dans le désastre (Balladur, Védrine, Villepin) non pour avoir soutenu le génocide, mais pour en avoir eu connaissance et n’avoir rien fait pour l’arrêter puisque le gouvernement génocidaire restait un pilier régional dans la tête des stratèges de comptoir de la « cellule africaine de l’Elysée ». Les seconds sont les fameux détenteurs des brevets de patriotisme que je dépeignais dans un précédent article. Tout à sa petite lubie cocardière, le gentil patriote-donneur de leçons ne peut imaginer que sa sainte et bien aimée nation ait participé à des actes aussi horribles. Bien sûr, le gentil patriote ne comprend généralement pas tout en matière de politique. En général, il a par exemple une tendance au gaullisme un petit peu innocente (le gentil-patriote est un grand enfant méconnu) qui le pousse à croire que chaque petite lubbie du président de la République vaut force de loi au nom du fait que le président, fut-il un vieillard sénile, incarne la nation (il y a de vieux relents christiques chez le gentil-patriote). Aussi, pour lui, critiquer les décisions du président, c’est critiquer l’âme de la France.
Or, en France, la politique étrangère, c’est le « domaine réservé » du président. Et le « domaine réservé », c’est l’euphémisme que l’on emploie généralement pour qualifier la dictature que le président exerce de fait sur la politique étrangère. Je n’ose pas dire « la politique étrangère de la nation », car il s’agit bel et bien de la politique d’un homme, à laquelle il attache son nom en cas de succès, mais dont la responsabilité devra être portée par la nation en cas d’échec.

Ainsi, tout à leur défense de ce qu’ils pensent être l’intérêt de la nation, Péan et Bruguière ne font-ils en réalité que couvrir généreusement les arrières d’infâmes pourritures et d’un président mort qui ne se soucient de la nation que lorsqu’elle peut supporter la responsabilité de leurs erreurs.
Et ils vont loin pour cela : du négationnisme à la rupture des relations diplomatiques avec un pays contre lequel nous n’avons, en tant que nation, aucun grief, leur défense de ce cancer que fut longtemps la Françafrique, et que n’incarne radicalement plus Paul Kagamé, va jusqu’à nuire profondément, et bien malgré eux, à notre intérêt à tous.

Mais il y a encore pire : en cette époque de tyrannie de la repentance, l’absence de reconnaissance par la France de l’implication d’une partie de son appareil politico-militaire dans le génocide conduira fatalement à une grave crise à plus ou moins long terme. Pour sauver la conscience de quelques pourritures, Péan et ceux qui continuent à promouvoir les thèses négationnistes vendent au plus offrant la conscience de la nation aux tyrans de la repentance qui ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brèche ouverte par les non-dits. Déjà, des associations mémorielles commencent à alimenter de leur paranoïa tiers-mondiste et absurde une nouvelle haine de la France puisque, selon elles, notre pays serait l’instigateur de ce génocide!

Une paranoïa et une haine que Hubert Vedrine, grâce aux bons soins de Pierre Péan, n’aura jamais à assumer, laissant le soin à ses descendants et à ses compatriotes de faire face à des accusations injustes, et le laissant libre de tourner son esprit supérieur et magnifique vers de plus nobles idéaux, sans doute, que celui de servir sa nation.

Un peu de légèreté dans ce monde de brutes

février 23, 2010

Du bon usage de l’histoire

février 22, 2010

Charles X jugé par contumace pour son rôle dans la colonisation de l’Algérie : coupable.

La République algérienne proteste contre l’absence du roi à son procès. « L’argument selon lequel Charles X serait décédé depuis 174 ans n’est de toute évidence qu’un grossier mensonge permettant à la France de protéger l’une des plus sinistres figures de son passé colonial » selon le ministre algérien de la justice qui souligne aussi que « cette affaire est un mauvais signe pour un pays qui veut soi-disant œuvrer pour le dialogue et le rapprochement des cultures ». Plusieurs figures de l’opposition, dont Arnaud Montebourg, soulignent que « ce manque de coopération avec la justice algérienne reflète la présence encore lourde du passif colonial en France, et risque encore d’apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui promeuvent le choc des civilisations ». « Après, on s’étonne qu’il y ait des attentats » déclare même le leader du SPA qui s’interroge : « même si ces attentats son condamnables et odieux, on peut se demander qui en est réellement responsable : des gens que la pauvreté et le néo-colonialisme conduisent aux pires actions, ou le système libéral qui augmente chaque jour un peu plus les inégalités entre riches et pauvres dans le monde ? »

Interrogé par des journalistes de Radio Canada, Robert Badinter soutient la proposition algérienne : « malgré l’état délétère des restes du corps de Charles X, il était de notre devoir moral d’ancienne puissance coloniale de les confier à la justice algérienne afin que cette jeune nation puisse mettre un visage sur le nom de ce roi odieux ». Il souligne aussi que, malgré tous les efforts des générations présentes, « il est très difficile de nous cacher que la France a souvent commis des actes contraires aux droits de l’homme durant sa longue histoire. J’ai d’ailleurs suggéré au groupe parlementaire PS de déposer une proposition de loi qui condamnerait l’invasion de l’Algérie par Charles X, invasion qui serait désormais considéré comme un crime contre l’humanité ». « Ce sont des actions comme celle-là, conclu-t-il, qui nous permettent de promouvoir l’esprit de paix et de dialogue des cultures sans lequel le monde sombrerait inévitablement vers un choc des civilisations… ».

A la suite de cette affaire, le président Sarkozy a annoncé son intention de se rendre en Algérie afin de resserrer les liens entre les deux pays, et a parlé d’une action malheureuse à propos du refus du Quai d’Orsay de transférer en Algérie les restes de Charles X. A une question concernant ses promesses de campagne sur la repentance, le président a répondu qu’« il est inacceptable que des malentendus de ce genre remettent an cause le lien indéfectible qui existe entre nos deux pays. Que l’Algérie veuille retrouver sa dignité, quoi de plus normal ! Et ce n’est pas faire preuve de repentance que de dire cela » et il a conclu sur la preuve tangible de l’amitié franco-algérienne que constitue, selon lui, l’assignation commune par la France et l’Algérie de l’Italie, qui « devra quand même un jour, souligne le président de la République, assumer les nombreuses actions contraires aux droits de l’homme commises par la République et l’Empire romain sur le sol des anciennes provinces de Gaule et de Maurétanie ».

La source.

Pacifisme (II)

février 21, 2010

Pierre-André Taguieff dans son ouvrage sur Julien Freund – Julien Freund, au cœur du politique – relate un dialogue savoureux entre le philosophe Jean Hyppolite et Julien Freund lors de la soutenance de thèse de ce dernier, en 1965 à la Sorbonne.

Des années plus tôt, Hyppolite, penseur marxiste convaincu, avait révoqué Freund en des termes pour le moins expéditifs après avoir obtenu de lui les cent premières pages de sa thèse devenue célèbre, L’Essence du politique :

« Je suis socialiste et pacifiste. Je ne puis diriger en Sorbonne une thèse dans laquelle on déclare : Il n’y a de politique que là où il y a un ennemi.»

Freund déçu s’était alors tourné vers Raymond Aron qui accepta de prendre la relève. Le jour de la soutenance, Hyppolite attaqua sévèrement :

«Sur la question de la catégorie de l’ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu’à aller cultiver mon jardin.»

Freund répliqua :

«Écoutez, Monsieur Hyppolite, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. « Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas », raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin.»

Hyppolite répondit :

«Dans ce cas, il ne me reste plus qu’à me suicider.»

Taguieff cite ensuite le commentaire critique fait par Raymond Aron à propos de Hyppolite et rapporté par Freund :

«Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales.»

La source de cette anecdote.

La source des illustrations, qu’elle fait toujours du bien par où elle passe.

L’identité nationale (II)

février 20, 2010

Une contribution plus qu’intéressante au « grand débat » :

Première partie

Seconde partie

Troisième partie

Avec qui plus est la pensée du jour, pour la première fois non ironique:
« là où le politique s’affaisse […] ce qui se manifeste avec éclat, ce n’est pas le consensus mais l’exclusion ».

Elle est signée de Jacques Rancière (qui m’est, je l’avoue, parfaitement inconnu…)

Pacifisme

février 19, 2010

« L’oubli est la première condition du désarmement des haines, la première condition de la paix. Et, l’histoire c’est le contraire de la paix. »
Gaston Clémendot, 1924.

« Entre le fascisme et la guerre, nous ne choisissons pas. Nous repoussons les deux avec une égale énergie. Accepter la guerre c’est accepter immédiatement le fascisme, car, la guerre c’est le régime de l’état de siège, c’est la dictature fasciste de l’Etat-major. Ceux qui admettent que la guerre est nécessaire pour abattre le fascisme sont les pires fascistes. »
Gaston Clémendot, 1939.

« Les vrais criminels de guerre, ce ne sont pas les Allemands. Ce sont les bandes de la Résistance, FFI, FTP, et autres maquisards, bellicistes enragés, qui, en, rallumant clandestinement, criminellement, une guerre arrêtée par un armistice accepté par toute la France, ont provoqué les représailles allemandes. »
Gaston Clémendot, 1947.

la source sur Gaston Clémendot.

La pensée du jour

février 17, 2010

«En Languedoc-Roussillon, l’honneur des socialistes est d’avoir été clairs en refusant de considérer autre chose que leurs idéaux»

Bertrand Delanoé

Aidez Mahmoud!

février 11, 2010

Toi aussi, dans un esprit d’ouverture à l’autre et de dialogue des cultures anti-impérialiste, tu peux aider Mahmoud, le Monde Diplomatique et Thierry Meyssan à repérer les agents de la CIA infiltrés en Iran.

Pour cela, réponds aux questions suivantes :

Question 1

Cette affiche représente :

1. Une femme dénudée et couverte de tatouages. L’exemple même de la sous-culture impérialiste véhiculée par l’occident décadent et ses affidés sionistes.
2. Une femme dénudée et couverte de tatouages. Probablement un agent du Mossad ou de la CIA
3. Une femme dont l’attitude et la tenue vestimentaire reflètent une absence flagrante de dialogue avec la culture islamique et un manque total d’ouverture citoyenne envers les autorités iraniennes. C’est dommage!
4. Je ne sais pas. Mais quand même, si elle est libre, ce soir…

Question 2 :

Cette photographie représente :

1. Des suppots de Satan et de la décadence occidentale, défilant sous l’inspiration du Malin et qu’il faut écraser dans le sang. Allah reconnaîtra les siens.
2. Un vulgaire photoshop des impéralistes américano-sionistes. En fait, il n’y avait que 50 personnes, dont la moitié étaient des agents de la CIA.
3. Manifester contre le CPE, ça n’a qu’un temps. Tous ces pauvres gens ne comprennent pas que leurs actions nous empêchent de dialoguer sereinement avec le régime iranien. Ils feraient mieux de rentrer chez eux et de respecter les traditions culturelles de leur pays.
4. Et tout ça grâce à twitter, quand même, hein! Si c’est pas génial! C’est clairement l’effet internet! Je vous l’avais dit, hein!

Question 3

Cette photographie représente :

1. Le jugement d’Allah!
2. L’arrestation d’un agent de la CIA par les militants démocrates du président Ahmaninedjad. Où est le problème?
3. Des agents policiers maitrisant un sujet de toute évidence malintentionné à leur égard. Certes, ces agents n’ont pas l’air très amicaux, mais est-ce pour autant une raison d’agiter un sac à main potentiellement dangereux sous les yeux des agents de la force publique?
4. C’est quand même une atteinte aux droits de l’homme!

Question 4

Cette photographie représente :

1. Une chienne d’occidentale. Elle a pas fini d’en baver!
2. Une pôôôvre occidentale qui essaye de se faire passer pour une vistime des mééééchants musulmans. Dites, vous ne trouvez pas étrange qu’elle se soit rendu en Iran juste avant le début des actions menées par la CIA et le Mossad?
3. Certes, cette jeune étudiante paraît honnête. Mais tout de même, elle aurait du s’abstenir de participer à des actions hostiles envers le pouvoir en place, et qui ne facilitent pas la mission de dialogue des cultures qui est la sienne.
4. O… Et sinon, quand rentre-t-elle en France? Non, je dis ça comme ça…

Pour plus d’informations ou pour mener des dénonciations citoyennes et participatives, vous pouvez vous adresser aux sites suivants :
http://www.monde-diplomatique.fr/

http://www.voltairenet.org/

http://www.csa.fr/ (bon, celui-là, j’avoue, c’est pour le plaisir ;-)

Toi aussi, découvre ton complot!

février 10, 2010

Découvrir un complot, c’est bien, mais savoir comment être certain d’en découvrir un en toutes criconstances, c’est mieux. Pour cela, 10 règles de base existent :

1. prendre un évènement médiatique (éviter par conséquent de parler de l’Afrique, de Jean-Pierre Chevènement ou de la construction européenne).

2. essayer de comprendre pourquoi cet évènement s’est produit.

3. si cette raison ne correspond pas à sa propre grille de lecture, chercher les raisons cachées.

4. si les raisons cachées sont niées par les enquêteurs officiels, parler d’un complot qui vous empêche de découvrir la vérité.

5. Si les enquêteurs nient l’existence du complot, considérer qu’ils en font partie.

6. De manière générale, considérer toute personne allant contre les conlusions de votre enquête comme un agent potentiel du complot.

7. enquêter en évitant soigneusement le terrain (d’abord, parce que c’est moins cher, ensuite, parce que vous risquez de rencontrer des témmoins de l’évènement -potentiellement mélés au complot- qui pourraient chercher à influer sur votre enquête).

8. utiliser un vocabulaire scientifique. Cela fait plus sérieux. Eviter cependant d’en abuser afin de conserver le lectorat. De manière générale, essayer de rendre l’enquête agréable à l’aide de graphiques, de changements d’échelle, de montages d’images médiatiques (éviter les images d’archive et non-médiatiques qui n’accrochent pas suffisamment le public). Autoriser les commentaires en bas de page : le public fera le travail d’inquisition de modération lui-même.

9. éviter les références aux loups-garous, aux OVNI, aux Templiers et à Mein Kampf.

10. Donner les conclusions de l’enquête. Attention, le passage est délicat et demande une bonne maîtrise des phases précédentes, sans laquelle la suspension d’incrédulité ne fonctionne pas.

Maintenant, cher lecteur, tu es toi aussi un expert, et tu peux, comme Pierre Péan ou Thierry Meyssan, te lancer à la découverte de nouveaux complots!