Archive for the ‘Ubu roi’ Category

L’ennemi nous veut-il du bien?

septembre 22, 2010

Alertes à la bombe, enlèvements : depuis une semaine, les initiatives des terroristes comme de ceux qui sont sensés les pourchasser ne manquent pas, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.

Car il faut l’avouer : il y a définitivement dans le terrorisme un aspect spectaculaire parfaitement saisi par un Don Delillo qui consacre au phénomène pas moins de trois de ses livres. Le mélange de peur et de suspens, d’attente et d’effroi, l’oeil irrésistiblement attiré par le spectacle repoussant, tout dans le terrorisme évoque le langage du cinéma d’épouvante et de suspens, jusqu’à l’apogée du spectacle atteinte en ce jour de septembre 2001 : l’attaque (et plus fin encore, le décalage entre les deux attaques, qui permit à la seconde d’être filmée sous tous les angles), les détournements d’avion, le lieu le plus symbolique des Etats-Unis, la dramaturgie parfaitement orchestrée jusqu’au climax atroce et génial de l’effondrement des tours jumelles : tout dans cet évènement tient du langage cinématographique. A vrai dire, le concept même de film de suspens n’a plus vraiment de sens depuis, tant cet évènement paraît esthétiquement indépassable.

Aussi, il ne faut pas être dupe : le terrorisme est un spectacle en partie issu de notre monde civilisé et libéral. Ajouté à cela qu’il trouve ses bases dans les conditions objectives (politiques de ressentiment, absence de liberté, le tout favorisant des idéologies plus ou moins foireuses) et qu’il se trouve bien souvent instrumentalisé par les mêmes régimes autoritaires qu’il prétend combattre (Algérie) ou par des politiciens occidentaux peu adeptes du langage de vérité (néoconservateurs).

Cependant, de nos jours, le danger de la duperie semble (du moins en Europe) bien moindre que celui, plus préoccupant, de la fausse connaissance. Nombreux sont aujourd’hui les demi-habiles qui se laissent aveugler par  l’aspect spectaculaire du terrorisme au point d’en nier tout simplement l’existence, considérant que tout attentat n’est qu’une création médiatique aux ordres d’un pouvoir politique plus ou moins fantasmatique (voir la remise en cause des attentats du 11 septembre). La rubrique commentaires d’un article de Rue89 consacré au Sahara nous en fournit un bon exemple. Ce raisonnement est évidemment dangereux car, poussé jusqu’à l’absurde, il livre nos métros et nos trains (en plus de régions entières dans le monde) à la furie nihiliste… Le pire étant qu’il continuera à trouver des excuses aux terroristes, sûrement de pauvres victimes du capitalisme, de l’occident et de la vie.

Si nous ne devons pas être dupes de la possible instrumentalisation du terrorisme par les Etats,il ne s’agit pas non plus d’en nier la réalité, pas plus que d’en nier la nature profonde qui nous amène à ce que Julien Freund, après Carl Shmidt, considérait comme le coeur du politique : à savoir le rapport ami-ennemi.

Pour ces deux penseurs, la politique naît dans la reconnaissance d’un ennemi, face auquel la communauté se dote de règles et s’organise afin de se défendre. D’où le lien consubstantiel entre guerre et politique, la première se produisant en général lorsque la seconde n’a pas correctement accompli sa tache.

Effectivement, si la prise en compte du rapport ami-ennemi peut mener à la guerre, sa non prise en compte y mène plus sûrement encore. Lorsque Hitler prend le pouvoir et affirme jour après jour sa volonté d’anéantir l’Europe sous un déluge de feu, les élites franco-anglaises choisissent de ne pas l’écouter, ne regarder ailleurs. Leur désir d’éviter à tout prix le rapport ami-ennemi et le potentiel militaire qu’il contient est tel que Français et Anglais préfèrent croire que le discours de Hitler ne leur est pas adressé. Ou pas vraiment. Et si certains prétendent voir en lui un ennemi, c’est certainement qu’ils ont de bonnes raisons à cela, et qu’ils sont au choix juifs, bellicistes ou communistes (rayez la mention inutile). On ne mesurera jamais assez à quel point l’antisémitisme de Céline ou Pétain trouva sa source dans le pacifisme. Et toute l’histoire des années 30 est résumée dans ce refus de l’ennemi, qui conduit finalement à la plus apocalyptique des guerres.

Tout au contraire, les Etats-Unis reconnaissent immédiatement l’ennemi dans l’URSS, et l’acceptent comme tel. Si bien que les deux puissances mèneront 40 ans de guerre froide en douceur jusqu’à ce que l’une des deux puissances s’effondre sur elle-même, comme n’aurait pas manqué de le faire un régime nazi absurde contenu militairement par une France supérieurement armée.

Aussi, lorsque tonton Mahmoud ou les petits enfants à la croix de bois du Sahara nous disent très clairement et sans la moindre ambiguïté qu’ils sont nos ennemis, qu’ils ne respectent pas nos valeurs et voudraient bien les voir anéanties à coups de machettes, de lance-flammes et de têtes coupées, nous pouvons les écouter. Nous pouvons même les croire. Car la paix repose finalement sur cette reconnaissance, bien plus que sur des résolutions du Machin.

Et toute la frustration de quelques demi-habiles, qui croient dissimuler leur haine de l’Occident sous les oripeaux de la « pensée critique » à géométrie variable, et tout l’humour mordant de ceux qui croient éviter la menace en niant son existence ne combleront pas cet abime ouvert par quelques nihilistes russes au XIXème siècle : il y a des idéologies et des gens qui ne veulent pas du bien à la civilisation.

Car certains ne rêvent que de voir tout bruler.

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Pensée du jour

juin 2, 2010

« C’était comme dans un film de guerre »

Un passager grec, à propos de sa croisière en Méditerranée orientale.

Engagez-vous!

mai 31, 2010

Tu es européen, tu es jeune, tu te sens concerné par l’avenir du monde, le sort des Palestiniens et la cuisine à l’huile, tu es plein d’énergie mais tu ne sais pas comment exprimer ton amour débordant pour les grandes causes de ce monde? Rejoins donc la Flotte de la liberté!

La Flotte de la liberté te permettra de voyager en Méditerranée (tous frais payés*) à la découverte de paysages sublimes. Embarque sur un bateau de la liberté, et vient sillonner la mer sur les traces des grands citoyens engagés du passé, d’Ulysse à Pythéas, à la découverte des subtiles sirènes de notre temps, qui accompagneront de leur chant béni**  la mission humanitaire de la Flotte.

A travers ses escales nombreuses, la Flotte de la liberté te donnera un vaste aperçu de cette mer aux enjeux si complexes et fascinants. A chaque escale, tu auras l’occasion de confronter ta révolte et ton écoeurement à la révolte et à l’écoeurement de tant d’autres européens, qui, comme toi, sont révoltés et écoeurés du capitalisme, de la faim dans le monde, de la cuisine au beurre et du sort réservé aux Palestiniens par l’Etat impérialiste et colonialiste d’Israël. Chaque rencontre contribuera ainsi à forger une opinion pro-palestinienne et une révolte contre le sionisme criminel qui te sera propre, et fera de toi un être exceptionnel, citoyen éclairé et conscient des enjeux de notre temps!

Ainsi, devenu un homme nouveau dans les embruns de la mer millénaire, tu débarqueras sur les plages de Gaza***, cette immense prison à ciel ouvert dans laquelle survivent un million de Palestiniens, enfermés là sans raison par l’hydre sioniste. Tu y seras accueilli avec joie par nos représentants sur place qui t’indiqueront les chambres d’hôtel réservées par nos soins. La durée du séjour sur place dépendant de notre cher organisateur, tu pourras en profiter pour offrir tes talents aux chers administrateurs et amis de Gaza, qui donnent jusqu’à la dernière goutte de leur sueur pour le réconfort et le soutien aux civils gazaouis victimes de l’oppresseur sioniste. Là-bas, tu découvriras une nouvelle forme d’entraide et de générosité qui te permettront d’oeuvrer dans le sens des valeurs critiques et populaires que tu auras appris à apprécier durant ton périple.

Citoyen engagé, rejoins-nous donc!

Ceci est un message promotionnel en faveur de l’association « une flotte pour la Palestine »****


* La direction décline toute responsabilité dans les frais supplémentaires éventuellement occasionnés par la situation politique de certaines escales. Prévoir devises (euro, dollar, sterling, yen, CFA, -éventuellement deutsche mark pour parer à toute éventualité) en cas d’immobilisation imprévue du navire pour cause de déroutement ou d’abordage, ainsi que des cartes au 1/50 000 en cas (très peu probable) d’échouage.
** prévoir des écouteurs pour les heures de prières, auxquelles la direction recommande d’ailleurs de participer quelques fois (voir la partie « ouverture culturelle » du guide de voyage, p. 7 à 9).
***  La direction décline toute responsabilité en cas de problème dans le débarquement. Lors d’un éventuel abordage, veuillez vous conformer aux règles de sécurité définies en pages 12 et 13 (paragraphes 1.5 à 1.9), ainsi que les suppléments « inconvénients de voyage » réservés aux cas d’abordages par des troupes manifestement hostiles. Nous rappelons aux aimables participants que le lancer de tomates, d’oeufs ou de tout objet contondant sur des troupes hostiles reste déconseillé par l’ensemble de nos guides touristiques.
**** Association à but non lucratif. Vous pouvez contacter nos différents services aux agences suivantes : Beyrouth, Gaza, Londres, Sarajevo, Shiraz, Teheran, Tripoli, Tyr.

Au PS, on n’a pas d’idées, mais on a des Congrès.

mai 29, 2010

« Au PS, le vrai travail commence », a confié Martine Aubry lors de la dernière Convention du Parti. L’occasion de revenir sur l’un des coups de génie organisationnel du PS : le Congrès.

Le congrès consiste à appeler un certain nombre de congressistes, les délégués, à les réunir dans une grande salle (point trop grande non plus, il est important qu’elle paraisse remplie) afin qu’ils viennent écouter des discours ennuyeux. A la fin d’un discours, les gentils organisateurs des congrès circulent dans les rangs afin de réveiller les délégués qui ont alors l’occasion d’applaudir. Cela leur est d’autant plus aisé que la fin d’un discours indique en général la survenue de la pause petits-fours.

Puisqu’il faut bien justifier la tenue d’un congrès, autrement que par la qualité des petits-fours et les prospectus touristiques disponibles dans l’office du tourisme de la ville organisatrice, les socialistes organisent en général une dispute.
La dispute est un rituel du congrès socialiste. Elle se mène en général entre des équipes, nommés des courants. Chaque courant est formé par un leader, appelé camarade (parfois charismatique, mais souvent non, dans la mesure où le charisme participe à une individualisation malsaine de la politique qui tend à mettre en évidence un personnage au détriment de ses idées : on appelle ça la pipolisation) et animé par des gentils organisateurs, aussi appelés personnes de conviction. Il arrive parfois qu’un courant soit formé par plusieurs camarades, au cas où un homme de conviction accéderait à la position convoitée de camarade de courant, ou lorsque plusieurs camarades décident de fusionner les motions.

La motion est le texte proposé par un courant. Il est formé d’un assemblage de phrases, débute par une majuscule et se termine généralement par un point (il arrivait souvent qu’une motion se termine par un point d’exclamation lorsque la dernière phrase était « à bas le capitalisme ! » ou encore « non à la droitisation du parti ! »). La motion présente généralement des idées pour un projet de société. Elle est remise à la direction après avoir reçu l’aval des comités de conformité morale, écologique, éthique et citoyenne.

Une fois toutes les motions remises, la dispute commence entre la motion A, pour une société « antilibérale et écologiquement responsable, dans le respect des libertés citoyennes de chacun », la motion B, pour un monde « plus juste et écologiquement responsable, dans le respect des libertés citoyennes de chacun » et la motion C, pour une société « qui promeuve le développement durable et la responsabilité écologique et sociale de tous, dans un monde où le libéralisme soit au service des citoyens, et non le contraire ».

Les disputes sont ritualisées : chaque camarade de courant vient exposer sa motion devant les autres en faisant un discours ennuyeux, que chaque délégué aura pu parcourir auparavant à l’écrit, de même que les services de presse qui en profitent pour manger des petits-fours. La réussite du courant durant le congrès se mesure généralement à l’écoute du discours par les autres camarades, qui peuvent :
– écouter avec un sourire poli. C’est généralement bon signe.
– écouter en hochant la tête. C’est généralement bon signe.
– écouter en faisant des blagues avec leur voisin(e), dont tout le monde se demande si c’est une vraie blague, ou uniquement un effet de mise en scène destiné à faire jaser les services de presse afin que les petits fours ne disparaissent pas tous avant la fin du discours. Quoiqu’il en soit, c’est généralement bon signe.
– ne pas être présent, mais indiquer que cette absence est due à des raisons externes à leur propre volonté, qui n’a donc rien à voir avec la teneur du discours et la qualité de la motion proposée par le courant, qui obtient bien évidemment tout leur soutien. C’est généralement bon signe aussi.

Lorsque les discours sont passés, les gentils membres du parti, aussi appelés les militants, sont appelés à voter pour décider laquelle, de la motion A, de la motion B ou de la motion C est la plus proche de leur sensibilité politique. Une fois le vote passé et les résultats connus, une synthèse entre les trois motions est proposée par le grand leader du parti, aussi appelé premier secrétaire. La synthèse consiste à prendre des mots dans la motion A, la motion B et la motion C, afin de les mélanger pour donner une motion ABC. Suivant le vote des militants, la motion ABC sera déséquilibrée en faveur de l’une ou l’autre des motions originelles. Par exemple, si la motion A est arrivée en tête, la synthèse sera ABC. De même, si la motion B est arrivée en tête, la synthèse sera ABC. Le camarade à la tête du courant dont la motion est arrivée la première se voit attribuer une place de choix à la direction du parti, aussi appelée le secrétariat national.

Les militants sont appelés à voter pour approuver la motion de synthèse. Il est rare que la motion de synthèse soit refusée, dans la mesure où aucun gentil organisateur ne circule pour réveiller les militants avant le vote. Une fois adoptée, la motion ABC devient le programme du parti jusqu’au prochain congrès. Le programme sert à patienter une fois que les petits-fours sont terminés.
A la fin du congrès, les survivants décident de la date du prochain congrès. Les autres sont renvoyés dans leur cellule, aussi appelée section du Parti. Enfin, certains reviennent à la vie et chantent l’Internationale. En général, ils meurent aussitôt après.

Discriminons ensemble!

avril 21, 2010

Là, c’est du gros, que dis-je, de l’hénaurme!

Je ne résiste pas au plaisir de livrer le bijou dans son intégralité :

Le député-maire de Tremblay-en-France, François Asensi (PCF), a annoncé mercredi qu’il allait déposer plainte contre TF1, qui avait diffusé le 29 mars un reportage sur le trafic de drogue dans cette ville.

Près d’un million d’euros en liquide et de la drogue avaient été saisis quelques heures avant la diffusion du reportage intitulé «Mon voisin est un dealer». Deux jours après, un bus avait été incendié puis d’autres caillassés dans la ville, qui connaît toujours une certaine tension. «La concomitance de l’opération de police et du reportage a créé un mélange détonnant», a déploré le maire lors d’une conférence de presse.

François Asensi a qualifié le reportage de «racoleur», «caricatural», «voyeuriste». «L’image de notre ville en est profondément affectée», a déclaré l’élu.

«Nous allons saisir vendredi au plus tard le tribunal de grande instance de Bobigny pour préjudice à l’image de Tremblay», a dit le député-maire. Il a également prévu de saisir le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour «faire examiner les conditions dans lesquelles TF1 et Elephant Cie ont réalisé le reportage».


Discrimination territoriale

«Des doutes sérieux ont été exprimés sur les conditions de réalisation du reportage depuis sa diffusion», a-t-il encore dit, rappelant que le rappeur Larsen, qui avait accompagné la journaliste dans Tremblay, s’était dissocié du reportage.

François Asensi a affirmé avoir reçu mercredi une citation à comparaître devant le tribunal de Paris pour diffamation de la part de la société d’Emmanuel Chain Elephant et cie, qui a produit le reportage.

Un citoyen de Tremblay, employé de la mairie, qui apparaissait dans le reportage, Félix Sedaminou, a également prévu de déposer plainte, se sentant «trahi» par TF1. La journaliste «m’a demandé ce que je pensais de l’état de mon immeuble, (…) je ne savais pas que c’était pour TF1 et qu’ils venaient faire un reportage sur la drogue», explique-t-il.

Ses propos auraient été montés dans un contexte différent de ce sur quoi il était interrogé. Par ailleurs, François Asensi a déclaré que «la municipalité (se réservait) le droit de saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations) au motif d’une discrimination territoriale», la ville étant exclue du programme de rénovation urbaine.

(source AFP)

Brasilia : un exemple de discrimination?

Maintenant, notre grand jeu concours :

toi aussi, cher lecteur, dresse la liste de toutes les discriminations territoriales auxquelles tu as déjà été confronté.

Tu disposes pour cela :

– d’une carte IGN au 1/25000 de ta région natale, ou, à défaut, d’une carte au 1/500 000 de la mer d’Aral

– d’une boussole

– du DVD de Dune

– de 25 grammes de résine de cannabis et/ou de la photographie représentant le hall d’entrée G de l’immeuble 743 de la zone d’habitat concerté « Pablo Picasso » à Vénissieux.

– du dernier enregistrement sonore du Blob

– d’une photographie de la mission Apollo 12 représentant la surface lunaire après le coucher du soleil.

– du véritable plan d’accès au coeur du réacteur n°4 de la centrale électrique de Tchernobyl.

Le vainqueur remportera un magnifique appartement en zone non-discriminée (livraison prévue vers 2090, suivant l’avancement de la mission martienne) ainsi qu’un magnifique cd de Dave.

Que le meilleur gagne!

Le vigilomètre

mars 23, 2010

Etes-vous un bon citoyen?

N’avez-vous jamais été touché par une pensée déviante?

Vos avis sur les discriminations, Hitler, l’euthanasie et la dernière déclaration de Benoît XVI sont-ils conformes à la ligne éditoriale du XXème Congrès?

Toutes les réponses à ces questions, et à bien d’autres encore, disponibles immédiatement grâce au vigilomètre. Le vigilomètre, un indicateur qui vous permettra de mieux connaître votre attachement aux valeurs républicaines de respect de l’autre et de vigilance citoyenne face au retour de la bête immonde!

Disponible -gratuitement- sur cette adresse de bon goût.

Notre grand jeu concours : le fasciste du jour

mars 10, 2010

Le grand jeu concours du fasciste du jour est ouvert.
Ce jeu fera appel à votre sagacité, à votre sens de la déduction, et surtout, à votre intuition!

N’hésitez pas, pour participer, à aller loin dans l’outrance : le jeu en vaut la chandelle!

Vous pourrez remporter de magnifiques lots, parmi lesquels :
– un authentique jeu de faisceaux dédicacés par Alessandra Mussolini en personne
– un exemplaire de Mein Kampf de 1936 préfacé par Alfred Rosemberg (et signé de la main de l’exécuteur testamentaire du führer)
– un magnifique drapeau français marqué de la swastika, ayant servi à la légion Charlemagne entre 1941 et 1944.
– une compilation des plus grands tubes de l’Occupation, avec en bonus un authentique enregistrement des dernières paroles de jacques Doriot peu avant son départ pour l’Allemagne!
– et bien d’autres lots encore.

Pour participer à ce grand jeu concours, c’est simple, il vous suffit de parler.

Notre premier gagnant est : Gérard Longuet.
Bravo Gérard! Vous remportez cette magnifique francisque, dédicacée de la main du Maréchal en 1943!

A demain pour de nouvelles aventures, en collaboration avec nos partenaires de libe.fr, de rue 89 et de Siné Hebdo!

La construction européenne pour les nuls

mars 3, 2010

La source

Du bon usage de l’histoire

février 22, 2010

Charles X jugé par contumace pour son rôle dans la colonisation de l’Algérie : coupable.

La République algérienne proteste contre l’absence du roi à son procès. « L’argument selon lequel Charles X serait décédé depuis 174 ans n’est de toute évidence qu’un grossier mensonge permettant à la France de protéger l’une des plus sinistres figures de son passé colonial » selon le ministre algérien de la justice qui souligne aussi que « cette affaire est un mauvais signe pour un pays qui veut soi-disant œuvrer pour le dialogue et le rapprochement des cultures ». Plusieurs figures de l’opposition, dont Arnaud Montebourg, soulignent que « ce manque de coopération avec la justice algérienne reflète la présence encore lourde du passif colonial en France, et risque encore d’apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui promeuvent le choc des civilisations ». « Après, on s’étonne qu’il y ait des attentats » déclare même le leader du SPA qui s’interroge : « même si ces attentats son condamnables et odieux, on peut se demander qui en est réellement responsable : des gens que la pauvreté et le néo-colonialisme conduisent aux pires actions, ou le système libéral qui augmente chaque jour un peu plus les inégalités entre riches et pauvres dans le monde ? »

Interrogé par des journalistes de Radio Canada, Robert Badinter soutient la proposition algérienne : « malgré l’état délétère des restes du corps de Charles X, il était de notre devoir moral d’ancienne puissance coloniale de les confier à la justice algérienne afin que cette jeune nation puisse mettre un visage sur le nom de ce roi odieux ». Il souligne aussi que, malgré tous les efforts des générations présentes, « il est très difficile de nous cacher que la France a souvent commis des actes contraires aux droits de l’homme durant sa longue histoire. J’ai d’ailleurs suggéré au groupe parlementaire PS de déposer une proposition de loi qui condamnerait l’invasion de l’Algérie par Charles X, invasion qui serait désormais considéré comme un crime contre l’humanité ». « Ce sont des actions comme celle-là, conclu-t-il, qui nous permettent de promouvoir l’esprit de paix et de dialogue des cultures sans lequel le monde sombrerait inévitablement vers un choc des civilisations… ».

A la suite de cette affaire, le président Sarkozy a annoncé son intention de se rendre en Algérie afin de resserrer les liens entre les deux pays, et a parlé d’une action malheureuse à propos du refus du Quai d’Orsay de transférer en Algérie les restes de Charles X. A une question concernant ses promesses de campagne sur la repentance, le président a répondu qu’« il est inacceptable que des malentendus de ce genre remettent an cause le lien indéfectible qui existe entre nos deux pays. Que l’Algérie veuille retrouver sa dignité, quoi de plus normal ! Et ce n’est pas faire preuve de repentance que de dire cela » et il a conclu sur la preuve tangible de l’amitié franco-algérienne que constitue, selon lui, l’assignation commune par la France et l’Algérie de l’Italie, qui « devra quand même un jour, souligne le président de la République, assumer les nombreuses actions contraires aux droits de l’homme commises par la République et l’Empire romain sur le sol des anciennes provinces de Gaule et de Maurétanie ».

La source.

La pensée du jour

février 17, 2010

«En Languedoc-Roussillon, l’honneur des socialistes est d’avoir été clairs en refusant de considérer autre chose que leurs idéaux»

Bertrand Delanoé